Délégationdu Cantal

Visite du témoin malgache Aurélie Blandine Rahantamalala

Secrétaire générale de la Caritas de Farafangana

La journée a débuté dans le salon privé de monseigneur Grua, évêque de Saint-Flour. Une vue magnifique sur les monts de la Margeride, et l’occasion de rappeler les liens historiques qui unissent Madagascar et le diocèse de Saint-Flour. Actuellement, 3 prêtres malgaches officient dans le Cantal, compensant en partie le manque de vocations. Il y a quelques dizaines d’années, a rappelé Mgr Grua, le département disposait de près de 1 000 prêtres, alors qu’ils ne sont plus que 75 aujourd’hui.

Visite du témoin malgache Aurélie Blandine Rahantamalala

Le déséquilibre Nord-Sud, dans le domaine des vocations, est donc largement au bénéfice de Madagascar, contrairement au domaine économique.

Un projet qui pourrait être commun

La matinée s’est poursuivie avec la visite d’une plantation de haies chez un agriculteur hors du commun, Jean-Pierre Brun, dans la commune de Cussac.

Dans cette contrée la plus désertique du Cantal, Jean-Pierre Brun fait office de pionnier en plantant de nouvelles haies qui avaient disparu avec le remembrement et l’arrivée de l’agriculture dite moderne. Dans cette région balayée par les vents, ces haies protègent son troupeau, permettent de lutter contre l’érosion des sols, et sont un véritable réservoir pour la faune sauvage. Elles permettent également la production de bois de chauffage.

Une représentante de l’association « Les haies du Puy-de-Dôme » a montré l’intérêt de cette expérience qui pourrait être développée à Madagascar dans le cadre du Diocèse vert.

On pourrait donc envisager une action commune dans le Cantal et dans le diocèse de Farafangana d’Aurélie Blandine, pour le reboisement et l’implantation des haies qui ont disparu.

La condition des femmes à Madagascar

Après un excellent repas avec des produits du terroir dans une auberge de Cussac, nous avons pris la route d’Aurillac où a été organisée une rencontre avec des bénévoles du Secours Catholique. Ce fut l’occasion pour Aurélie Blandine de montrer la condition très difficile des femmes dans la société malgache. N’ayant pas accès à l’éducation à l’égal des hommes, elles sont également privées d’héritage familial, ce qui les rend totalement dépendantes des hommes.

Aurélie Blandine a ensuite visité une maison relais récemment mise en place par l’ANEF, association qui a élargi son champs d’activité en s’adressant à l’ensemble des personnes en situation de précarité. Une installation exemplaire pour remettre le pied à l’étrier.

Les jeunes sœurs malgaches de Quézac

Le soir, après un pique-nique convivial, les très jeunes sœurs malgaches de Quézac ont donné une démonstration de bourrée auvergnate. Nous avons eu droit à de très beaux chants polyphoniques malgaches avant de déguster d’excellents beignets préparés par leurs soins.

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